Interview exclusive du romancier Abdulrazak Gurnah

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Dans le numéro 4 de la revue PROJECT-ILES qui est actuellement  sous presse, nous proposons une rencontre avec le romancier zanzibari Abdulrazak Gurnah :

Né à Zanzibar en 1948, Abdulrazak Gurnah, romancier, essayiste et professeur de littérature publie l’ensemble de son oeuvre depuis Brighton où il vit depuis son exil de son pays en 1968, pour fuir la révolution de 1964. Il enseigne la littérature à l’université de Kent.

Son écriture, et son oeuvre littéraire ont été saluées par des Prix prestigieux comme le Booker Prize.

En France son roman Près de la mer (Galaade, 2006), a été couronné en 2007 du prix RFI Témoin du monde et sélection pour le prix Baudelaire. Pour sa dixième édition ce prix destiné à récompenser un livre témoignage ou une œuvre de fiction qui apporte un éclairage nouveau sur un grand sujet d’actualité ou de culture, a été décerné à Abdulrazak Gurnah. Près de la mer, un ouvrage qui a conquis dès le premier tour et à l’unanimité le jury.

Abdulrazak Gurnah :

« Mon exil est synonyme d’une immense tristesse liée à la perte du pays de mon enfance »

[…]

Abdulrazak Gurnah : Je conçois l’exil comme une question de principe si c’est un départ volontaire. Comme s’extraire de soi pour changer les choses. Je suis parti de mon pays parce que je cherchais à m’accomplir de je ne sais plus trop quelle manière. Ensuite, c’est la vie qui a pris le dessus.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview dans le numéro 4 de la revue PROJECT-ILES paru en Juillet 2014 (un numéro épuisé, en cours de réédition).

Propos recueillis et traduit de l’Anglais par Nassuf Djailani

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PROJECT-ILES et Littérature mauricienne

Ananda Devi

 

Dans ce troisième numéro de la revue PROJECT-ILES, nous vous proposons une approche de la littérature mauricienne à travers les lunettes de la romancière, nouvelliste et poétesse Ananda Devi. Dans un entretien au long cours, la romancière revient sur son oeuvre, près de trente ans d’écriture. Ethnologue de formation, Ananda Devi nous narre Maurice par le menu. Elle brosse un tableau sans concession de son pays décrivant des univers saturés de violence. Des articles d’analyses ainsi que des notes de lectures sont consacrés à son oeuvre.

Dans ce même numéro, nous proposons une rencontre avec une figure majeure des Lettres mauriciennes,  le poète Edouard Maunick avec le concept d’identité-relation qu’on peut rapprocher d’Edouard Glissant.

L’autre temps fort de ce numéro c’est l’entretien avec l’historien Mahmoud Ibrahim qui vient de publier le premier manuel d’Histoire à des destination  des collégiens et lycéens comoriens. Une première depuis l’indépendance de la république comorienne en 1975.

Et puis nous vous proposons également une rencontre avec un ouvrage nécessaire à tous les amoureux de Madagascar et du groupe Mahaléo. 40 ans d’histoires de Madagascar, écrit par la journaliste Fanny Pigeaud avec des photos de Lucien Rajaonina (l’un des fondateurs de la radio télévision malgache né en 1943 et disparu en 1999). Dans une préface à cet excellent ouvrage d’histoire raconté à travers les chansons du groupe Mahaléo, l’écrivain Raharimanana écrit : « chaque chanson naît (renaît) sous les entretiens mené par Fanny Pigeaud. Ce livre nous fait voyager à la fois dans la naissance des chants mahaleo et dans celle douloureuse et en cours de l’île moderne, de ce Madagascar tant désiré, un véritable voyage artistique et politique ».